Jean Richard 1972 - 1976

File:Cirque jean richard poster 1973.jpg

Afficher l'image d'origine

Le Cirque Jean Richard

En 1957, il réalise son rêve le plus fou : partir sur les routes avec un cirque portant son nom, grâce à l’aide de la famille Gruss. Il présente trois numéros (éléphants, lionnes, et un numéro comique du temps de l’Amiral, L’Orphéon de Champignol). Comblé, il déclare, « Chaque soir, quand je rentre dans ma cage, avec mes fauves, je suis payé de toutes mes peines et de tous mes soucis. » Le Cirque Jean Richard reprendra la route en 1958, mais sans son éponyme. (En 1959, les Gruss prendront l’enseigne Grand Cirque de France.)

Le Cirque Jean Richard en 1976

En 1963, Jean Richard crée, sur le modèle américain, le premier parc d’attractions français, à quelques kilomètres de son zoo : La Mer de Sable. Il sera suivi en 1966 d’un second parc attractif, La Vallée des Peaux-Rouges, à Fleurines, dans l’Oise.

Parallèlement, il poursuit sa carrière d’acteur comique au cinéma, de comédien et chanteur d’opérettes au théâtre, et il devient, pour la télévision, l’incarnation du célèbre commissaire Maigret de Georges Simenon, rôle qu’il assurera pendant plus de vingt ans (de 1967 à 1990).

 photo 7147710579_cf7eda6cf2_z_zpsftmbx7a4.jpg

1969 voit la concrétisation de son amour pour la piste avec le lancement de son propre cirque, entièrement neuf du chapiteau à la dernière des caravanes. Le succès du Cirque Jean Richard est immédiat et trois ans après (1972), il rachète le célèbre cirque Pinder, le cirque français par excellence. Les plus grands artistes du moment se produisent sous ses chapiteaux, et Jean Richard se retrouve à la tête de la plus importante entreprise de cirque en France.

Doté d’une capacité de travail exceptionnelle et d’une mémoire hors du commun, Jean Richard passe constamment du studio radiophonique au plateau télévisé, de la piste de cirque à la scène de théâtre. À qui lui demande comment il arrive à tout faire, il déclare « Mais je suis en vacances, car je ne fais que ce que j’aime ! »

 photo 7001623750_549f0cef36_z_zpszkzq8hpq.jpg

La fin de l'aventure

 
Affiche du Nouveau Cirque Jean Richard (1976)

Un jour de mai 1973, la machine se grippe. Un terrible accident de la route le laisse entre la vie et la mort pendant trois semaines. Il y aura alors un avant et un après. Il est obligé de déléguer ses affaires. L’entreprise Jean Richard se développe toutefois avec un chapiteau fixe à Paris, Le Nouvel Hippodrome de Paris (1974-1982) et, en 1976, un troisième cirque itinérant dénommé Nouveau Cirque Jean Richard, puis Medrano (avec la bénédiction de Jérôme Medrano). Mais l’entreprise est devenue est un colosse aux pieds d’argile.

Une première alerte en 1978 nécessite une réorganisation de la société gérante de ses cirques et une nette réduction des frais de fonctionnement : le Nouveau Cirque Jean Richard, qui vient d'être rebaptisé Medrano, doit cesser ses activités au milieu de la tournée, en Juin. Mais ce n’est qu’un sursis : en 1983, c’est le dépôt de bilan et le rachat de ses cirques par un de ses anciens collaborateurs, Gilbert Edelstein.

Jean Richard, le comédien, prend sa retraite en 1990, et il devient en quelque sorte le Sage du Cirque Français. À force d’opiniâtreté, de sacrifices, et surtout de passion, il a rendu ses lettres de noblesses au cirque français, et lui a permis d’être enfin reconnu comme un art à part entière par les pouvoirs publics.

Il s’éteint le 12 décembre 2001, laissant orphelins toute une génération de passionnés de cirque, dont certains sont aujourd’hui à la tête de cirques français.

File:Cirque jean richard in bordeaux 1976.jpg

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

  Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site